Les Ombres - texte de Matias Grenn
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III,2 – Le commissaire Ménard et l’homme de l’ombre

Le commissaire Ménard – Ça va la blessure ?

L’homme de l’ombre - T’occupe !

Le commissaire Ménard – Bon. (Temps) Il faut retrouver Solenn.

L’homme de l’ombre – Je te signale que les flics, c’est toi qui t’en charge normalement !

Le commissaire Ménard – Et c’est ce que je viens de faire non ?

L’homme de l’ombre – Le vieux flic n’était qu’un épouvantail.

Le commissaire Ménard – Mais un épouvantail qui en savait trop,
Et crois moi on n’aurait pas pu l’acheter,
Pas lui.

L’homme de l’ombre – Un flic intègre,
En ce moment ça se fait rare.

Le commissaire Ménard – Marre-toi, mais ça arrange bien tous tes trafics.

L’homme de l’ombre – La fille, je vais la trouver.
Pas tant pour elle que pour retrouver celui qui l’accompagne.

Le commissaire Ménard – Un de tes tueurs encore vivant, c’est ça ?

L’homme de l’ombre – Oui, et rien de pire pour nous que lui.
Il connaît trop de choses,
Mais, surtout, il nous en veut.
On ne pourra pas l’acheter non plus.

Le commissaire Ménard – Et le journaliste ?

L’homme de l’ombre – Nous pensons que pour lui, le veinard, on ne peut rien faire.
Si on le tue,
Les médias nous détruirons.
C’est un malin.
Il a sûrement des articles ou des photos qui pourraient...
Il nous tient, et pour l’instant nous n’avons rien avec quoi négocier.
Quand j’aurais retrouvé ta flic et mon homme de main,
Là on pourra de nouveau envisager de s’en débarrasser,
Mais pas avant.

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