Les Ombres - texte de Matias Grenn

II,3 – La face cachée

Dans la chambre d’hôtel de Julien. Téléphone qui sonne.

Julien – Allo...

Loïc – Allo ! Julien, ça va ? Je viens juste d’écouter ton message, qu’est-ce qui se passe ?

Julien – Loïc ! Ça ne va pas du tout, cette histoire, je... merde... (on entend un bruit de verre qui tombe)... ah c’est pas vrai, j’en ai foutu partout sur la moquette...

Loïc – De quoi tu parles... T’es bourré ?

Julien – Oui ! Je suis complètement bourré, mais crois-moi, plus que jamais, j’ai de bonnes raisons, je... (On l’entend remettre un liquide dans son verre)... Je peux même te dire que ces putains de raisons... Elles expliquent toutes mes cuites.

Loïc – Écoute, je peux être là dans une heure, une heure trente, fais pas de conneries en attendant. Je ne sais pas, va vomir, et repose-toi.

Julien – Tu ne comprends pas
Je n’arrive plus à dormir
Ma mère
Elle ne m’a rien dit
Elle et lui
Il serait mon père
(Pour lui) C’est pas possible, non, c’est pas possible
(On l’entend boire une gorgée)

Loïc – Je ne comprends rien, mais j’arrive

Julien – Le député-maire Henri Jacques, c’était mon père !

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