Les Ombres - texte de Matias Grenn

II,21 – Solenn, Driss et Didier

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Ancienne usine bière St Hélier

Solenn – Voilà Driss !

Didier – Je ne sais pas si je peux être enchanté, mais ai-je le choix ?

Driss – Nous avons tous le choix,
Le choix d’agir ou ne pas agir.
Moi, trop longtemps j’ai fait comme si je n’avais pas le choix,
Pour devenir quoi,
Un meurtrier...

Didier – Et moi un vieux flic brisé.

Solenn – Alors, il se passe quoi ?

Didier – Des choses étranges,
Des bruits qui courent.
En soi, ils sont sans intérêt, mais ils nous obligent à bouger.

Driss – Il faut agir maintenant.

Solenn – Le photographe et le journaliste le pensent aussi.
Ils sont planqués pour le moment,
Et n’ont pas encore toutes les preuves,
Mais l’assassinat du député-maire cache de vilaines choses,
De vilains personnages.

Didier – Ça on s’en doute.
Ce que je peux faire, c’est organiser une petite discussion avec le commissaire Ménard,
Comme ça,
L’air de rien.

Solenn – Il faut juste changer de parking,
S’éloigner des collègues,
Car on ne sait plus trop qui est avec qui.

Didier – Un parking dans le centre ?

Driss – Il faut aussi que le journaliste et le photographe soient là.
Ce sont des témoins indispensables,
Et des photos pourraient nous servir.

Didier – Vous vous doutez qu’ils nous attendent...
Je pense qu’ils ont dans l’idée de me faire parler,
Voire de me supprimer.

Solenn – Je le pense aussi.

Driss – Raison de plus pour ne pas y aller que tous les trois.
En espérant qu’ils ne viennent pas eux même avec trop d’hommes.

Solenn – C’est un risque à prendre mais je ne pense pas.
Si nous choisissons bien le parking, ça devrait aller.
Des hommes armés ça se voit de loin.

Driss – Tu sous entends qu’ils nous attendent tous alors...

Didier – Non, moi je ne crois pas.
Ils pensent que je vais venir seul.
Donc pas besoin de venir en nombre.

Solenn – C’est à ça que je pense...
Et j’espère ne pas me tromper.

Driss – Je méfie.
Si je viens c’est armé.
Je sais ce que vous pensez, mais je n’ai pas confiance en eux.

Solenn – Je préfère aussi que tu viennes armé.
Avec ces types, on ne sait jamais.

Didier – Oui, et on ne connaît pour le moment que le commissaire Ménard.
Ton patron...

Driss – Ancien patron !

Didier – Ton ancien patron,
Il est peut-être violent et instable.
S’il vient...

Driss – Il viendra.
Il est violent, mais instable, je ne pense pas.
Il est plutôt calculateur, à mon avis.
Je me suis même dit qu’il n’est pas seul.
À mon avis, ils sont deux au moins, en plus du commissaire, un visage pour le milieu, un visage pour la façade...

Fantôme de Anatole – Là, je n’y suis pour rien.

Fantôme de Camille – Tu veux dire qu’il a une intuition ?
Il aurait pu être flic,
Un bon flic.

Fantôme de Anatole – Nous aurions tous pu être autre chose que des tueurs !

Fantôme de Camille – Oui, mais lui, il peut encore devenir quelqu’un d’autre.

Solenn – Deux ?
Deux hommes ?

Driss – Oui...
Ou bien un couple...

Didier – Il nous reste donc à faire un plan,
Et à voir avec le journaliste et son photographe.
Ça va être chaud...

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