Les Ombres - texte de Matias Grenn

II,16 – Solenn et Didier

Dans le petit bureau de la préfecture...

Solenn – Qu’est-ce que tu as ? Tu as l’air inquiet.

Didier – Je le suis.
Hier soir, j’ai eu une petite discussion anodine sur l’enquête, avec le commissaire.

Solenn – Rien d’inquiétant à çà ?

Didier – Si cette discussion avait eu lieu ici, je n’y aurais pas prêté attention, mais dans le parking...

Solenn – Hé bien !
Ça m’arrive parfois aussi d’avoir des discussions qui se terminent dans le parking...

Didier – Pourquoi serait-il allé dans ce parking ?
Il n’y gare pas sa voiture,
Je l’ai toujours vu arriver par le rez-de-chaussée, jamais par le parking.
Je ne sais pas.
C’est juste une impression bizarre.
Et aussi, à la fin, son intérêt pour le journaliste.

Solenn – Oui, ça fait beaucoup de petits signaux d’alerte.
Si, comme on ne peut pas l’exclure pour le moment, s’il est mouillé là-dedans, il va falloir faire encore plus attention.
Car ça voudrait dire qu’il se méfie de toi.

Didier – Le plus curieux dans cette discussion, c’est qu’elle n’avait aucune utilité.
C’est comme si, je ne l’explique pas, il voulait juste me parler là,
Dans le parking,
Loin des regards.

Solenn – Tu es sûr qu’il n’y avait personne d’autre ?

Didier – Sûr ? Non.

Solenn – C’est peut-être plus inquiétant que tu le penses.
Ne fais rien pendant quelques jours.
Reste à l’écart.
Avec Driss, je devrais pouvoir avancer encore masquée sans ton aide.

Didier – OK, même si je n’aime pas te laisser seule dans ce merdier.

Solenn – Je sais, mais on ne sait pas de quoi ils sont capables.

Didier – Ils sont capables de tuer un député-maire.

Solenn – Alors deux flics...

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