Les Ombres - texte de Matias Grenn

II,11 – Julien et loïc

Dans la rue, à la sortie de l’hôtel

Loïc – On retourne au parc, on marche, toute la journée on marche. Il faut que tu évacues, que tu sues tout ça, toutes ces années refoulées

Julien – Je croyais que tu étais photographe, pas psy

Loïc – Soit on fait ça, et tu vas en baver mais tu restes ici, prêt à revenir dans l’enquête, soit tu vas en cure, et là toute l’enquête, le meurtre du... de ton père, tu ne sauras que ce que les autres médias en diront

Julien – Allons marcher

Il commence à marcher mais soudainement Julien se fige et regarde au bout de la rue un homme.

Julien – Merde, voilà le peintre là au bout de la rue (Il fait geste pour le saluer de loin) Je ne me sens pas capable de le voir maintenant, pas dans cet état, prenons ta voiture vite, faisons comme si on était très occupé (Il regarde sa montre pour faire pressé)

Loïc – OK, vas-y monte d’abord, comme ça s’il accourt je lui parlerai

Des portes de voitures s’ouvrent puis se ferment, mais le photographe a pris son temps, a esquissé un geste que Julien n’a pas vu, n’a pas pu voir, que personne ne verra... qui se traduit par un temps curieusement long.

Julien – Allez grouille, il a l’air de ne plus s’approcher

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