Les Ombres - texte de Matias Grenn

I,6 - Deux des tueurs

Anatole et Barbara parlent, ils sont dehors, à un arrêt de bus.

Anatole – T’as vu les infos, ça fait de l’effet.

Barbara – Oui, mais je ne comprends toujours pas dans quel but.

Anatole – Ça je ne sais pas non plus. Les flics vont commencer à fouiner.

Barbara – On n’a laissé aucune trace sur le corps.

Anatole – Oui, mais avec la police spéciale, la police, merde comment on dit, ceux qui mettent des gants, qui ramassent tout...

Barbara – Police scientifique ?

Anatole – Oui la police scientifique...

Barbara – Tu regardes trop la télé.

Anatole – Arrête, suffit qu’il y ait un de tes cheveux pour qu’ils te retrouvent !

Barbara – Tu es vraiment con des fois, et comment ils feraient le lien entre un de mes cheveux, en admettant qu’ils en trouvent un sur le corps, et moi ! Ils ne vont pas demander un cheveu à tous les habitants de cette ville pour faire des comparaisons.

Anatole – Ah oui, c’est vrai.

Barbara – Et dans l’entrepôt, on a fait le grand ménage sur le lieu du meurtre donc, même s’ils y viennent, je ne sais ce qu’ils pourront trouver.

Un son sourd comme un tremblement de terre, plus fort encore que les fois précédentes. Ils hurlent.

Anatole – Encore ce bruit !

Barbara – A chaque fois ça m’effraie !

Anatole –Qu’est-ce qui se passe ?

Barbara – Ah merde, c’est quoi ça !

Le son prend de l’ampleur, on entend à peine les cris d’Anatole et de Barbara. Le son s’arrête, plus un bruit, même pas un souffle.

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