Les Ombres - texte de Matias Grenn

I,11 – Julien et Loïc

Dans un café, à une terrasse

Julien – Alors, as-tu eu des nouvelles, suite à l’autopsie ? Ils savent pourquoi il y avait autant de sang autour des oreilles, S’il y avait des marques dans les tympans ?

Loïc – Non, en fait rien, ils disent qu’ils ne savent pas ce qui s’est passé.

Julien – Ton contact a des ordres, faut croire.

Loïc – Non, vu sa tête, je crois vraiment qu’ils n’en savent rien.
Il avait l’air inquiet, enfin, il semblait partager l’inquiétude des enquêteurs...
Et toi, as-tu des pistes ?

Julien – Non, tiens, c’est vrai, j’aurais dû recevoir un appel...
Ne serait-ce que pour ne rien me dire.
Où ai-je mis ce téléphone ?
Si ça se trouve, je ne l’ai pas entendu...
Merde, il est où ?

Loïc – je t’appelle si tu veux.

Julien – Oui, je veux bien, parce que là entre mes poches et la sacoche, je perds la tête.

Loïc – Si tu buvais moins, tu aurais les idées plus claires aussi.

Temps

Julien – Alors ?

Loïc – Le répondeur directement...

Julien – Il doit être éteint (il cherche frénétiquement dans sa sacoche)
Ah le voilà !
(Temps, il essaie de l’allumer, on entend un bip puis plus rien)
Ah merde, c’est la batterie.
Et bien sûr j’ai oublié le chargeur !

Loïc – Tu devrais pouvoir t’en trouver un.

Julien – Je peux t’emprunter ton téléphone,
En attendant ?
Juste pour donner ton numéro à mes contacts
Que je puisse au moins avoir les messages.

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